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[AZA]
H 392/99 Rl
 
IIIe Chambre
 
composée des Juges fédéraux Schön, Spira et Widmer;
Berthoud, Greffier
 
Arrêt du 2 mai 2000
 
dans la cause
 
C.________, USA, recourante,
 
contre
 
Caisse suisse de compensation, avenue Edmond-Vaucher 18,
Genève, intimée,
 
et
 
Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les
personnes résidant à l'étranger, Lausanne
 
    Vu la décision du 23 décembre 1998, notifiée le
6 janvier 1999 à sa destinataire, par laquelle la Caisse
suisse de compensation a alloué à C.________ une rente
ordinaire simple de vieillesse de 154 fr. par mois à partir
du 1er octobre 1995, puis de 158 fr. dès le 1er janvier
1997 et de 160 fr. à compter du 1er janvier 1999;
    vu l'écriture postée le 8 février 1999, par laquelle
l'assurée a recouru contre cette décision devant la Commis-
sion fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les per-
sonnes résidant à l'étranger (la commission), en concluant
implicitement au versement d'une rente plus élevée;
    vu le jugement du 3 septembre 1999, aux termes duquel
la commission a déclaré le recours irrecevable pour cause
de tardiveté;
    vu le recours de droit administratif interjeté par
C.________ qui demande l'annulation de ce jugement, en
concluant à la restitution du délai de recours devant la
juridiction de première instance;
    vu la réponse de l'intimée concluant au rejet du re-
cours;
    vu les autres pièces du dossier;
 
a t t e n d u
:
 
    que la décision litigieuse n'ayant pas pour objet
l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tri-
bunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si
les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris
par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation,
ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière
manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été
établis au mépris de règles essentielles de procédure
(art. 132 en corrélation avec les art. 104 let. a et b et
105 al. 2 OJ);
    que le délai de recours de trente jours contre la
décision du 23 décembre 1998 a expiré vendredi 5 février
1999, de sorte que le recours, posté le 8 février suivant,
était effectivement tardif (art. 84 al. 1 LAVS et 50 PA),
ainsi que la commission l'a admis à juste titre;
    qu'en instance fédérale, le litige porte uniquement
sur le point de savoir si les conditions de la restitution
du délai de recours, conformément aux art. 96 LAVS et 24
al. 1 PA, étaient ou non réalisées;
    que sous le titre marginal "Restitution", l'art. 24
al. 1 PA dispose ce qui suit :
 
    "La restitution pour inobservation d'un délai peut
être accordée si le requérant ou son mandataire a été empê-
ché, sans sa faute, d'agir dans le délai fixé. La demande
motivée de restitution indiquant l'empêchement doit être
présentée dans les dix jours à compter de celui où l'empê-
chement a cessé : le requérant doit accomplir dans le même
délai l'acte omis. L'article 32, 2e alinéa, est réservé.";
    que la commission de recours a exposé correctement ce
que la jurisprudence entend par empêchement non fautif, au
sens de la disposition légale précitée, de sorte qu'il suf-
fit de renvoyer au consid. 2a du jugement attaqué (art. 36a
al. 3 OJ);
    qu'à cet égard, on peut également se référer à Poudret
(Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire,
vol. I, n. 2.3 ad art. 35 OJ), les art. 35 OJ et 24 al. 1
PA s'appliquant de façon analogue (ATF 108 V 110 con-
sid. 2c; DTA 1996/1997 n° 13 p. 70 consid. 1b);
    qu'en l'espèce, la recourante n'a pas été empêchée de
recourir contre la décision litigieuse du 23 décembre 1998,
mais elle a - de son propre aveu (cf. lettre du 4 août
1999) - simplement oublié d'agir en temps utile;
    que la restitution du délai de recours ne saurait
ainsi lui être accordée en raison de la maladie de son
époux;
    que par surabondance, à supposer qu'un motif de resti-
tution du délai eût existé, il conviendrait d'observer que
la recourante ne l'aurait pas invoqué dans le délai de dix
jours prévu par l'art. 24 al. 1 PA;
    que le recours est donc manifestement mal fondé;
    que la procédure n'est pas gratuite, s'agissant d'un
litige qui ne porte pas sur l'octroi ou le refus de presta-
tions d'assurance (art. 134 OJ a contrario), de sorte que
la recourante, qui succombe, supportera les frais de justi-
ce (art. 156 al. 1 OJ),
 
    par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances,
          vu l'art. 36a al. 1 let. b OJ,
 
p r o n o n c e
:
 
I. Le recours est rejeté.
 
II. Les frais de justice, d'un montant total de 500 fr.,
    sont mis à la charge de la recourante et sont couverts
    par l'avance de frais de 539 fr. 60 qu'elle a versée;
    la différence, d'un montant de 39 fr. 60, lui est
    restituée.
 
III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, à la
    Commission fédérale de recours en matière d'assu-
    rance-veillesse, survivants et invalidité pour les
    personnes résidant à l'étranger et à l'Office fédéral
    des assurances sociales.
 
 
Lucerne, le 2 mai 2000
 
Au nom du
Tribunal fédéral des assurances
Le Président de la IIIe Chambre :
 
Le Greffier :
 
 
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